J’AI MANGÉ DES GRILLONS!

 

C’est bien certain que l’image qui se crée dans votre tête, en ce moment, peut vous semblerVal goute uKa un peu étrange. Peut-être avez-vous même relu le titre, pour vous assurer d’avoir bien saisi le sens réel des mots. Donc, premier constat: c’est bizarre. Je vous l’accorde. Deuxième constat: ça choque un peu le mental. Pourtant, c’est plein de bonnes options et oui, vous avez bien lu: j’ai vraiment mangé des grillons! Vous, oserez-vous?

C’est une jeune entrepreneuse passionnée et enflammée que j’ai pu rencontrer à l’expo « Manger santé et vivre vert ». La femme derrière  » uKa protéine » semble avoir été prédestinée à vivre cette aventure. En effet, Marie-Loup Tremblay signe son prénom avec un P à la fin, à cause d’un prêtre. Pour lui, impossible d’entrer dans la maison de Dieu sans porter un prénom de Saint. Aucun Lou dans la Sainte liste… Mais Loup était le Saint patron des aventuriers. Voilà qui venait certainement de teinter l’aura de la future femme d’affaire!

Décidée et convaincue, elle n’en est certainement pas à sa première face de « vraiment, tu veux me faire avaler des grillons? » L’entomophagie a été la réponse rapide et idéale pour la triathlète. L’idée d’ingérer des insectes lui est venue à la suite de difficultés à maintenir un haut niveau de protéine, de B12, de fer et de magnésium dans son système. Elle s’est donc naturellement tournée… vers les grillons!

ET POURQUOI PAS ?

 

Il s’agit d’un geste écoresponsable plein de bon sens. Si le cycle de production des bovins a une durée de 78 semaines, celui des grillons n’en prend que 6. Aussi, pour produire une portion de boeuf, 77 litres d’eau seront nécessaires. Alors que pour notre nouvelle forme de protéine, il n’en faudra que 0,6 litres. Notre ami invertébré mange aussi 6 fois moins que l’animal à sabot. Ainsi présentée, toute la réflexion sur « je le fais ou non » vaut au moins la peine d’être amorcée, n’est-ce pas ?

Je sais, le mental est tout de même difficile à convaincre. Mais parole de dédaigneuse, ça ne goûte pas ce que l’on peut se faire comme étant l’idée de la saveur « croquante » d’un grillon. Oui, je viens d’ébranler une fois de plus votre mental. C’est voulu. Mais « exit » les tabous et tous les sous-entendus possibles!

POURQUOI JE MANGERAIS ÇA ?

 

Bourré de vitamine B12, ce type de protéine apporte aussi son lot d’autres vitamines essentielles. Mais en tant que sportif, on aime particulièrement la B12. Elle est, entre autres, responsable des aléas de notre motivation sportive, de notre entrain et de notre dynamisme au quotidien. Le produit développé par « uKa protéine » offre 112% de l’apport quotidien recommandé à notre organisme. Ok, là, on joue sur une autre corde. Vous commencez à y songer vraiment, hein?

La barre de protéine a une texture intéressante, absolument pas désagréable en bouche. Un peu collante, le sirop de tapioca (élément liant) en est le responsable. Le goût épicé ou sucré, selon le choix de saveur effectué, ajoute un bon « oumph » au petit croquant donné par les différentes graines à l’intérieur: tournesol, citrouille et sésame. Le reste de la liste d’ingrédients ne vous enverra pas à l’Université pour la déchiffrer. Une autre raison pour avoir ici un coup de coeur! Riche en fer et en fibres, c’est la farine de nos nouveaux amis qui vient combler ainsi les besoins des sportifs, dans chaque emballage.

C’est donc armée de toutes ces informations que j’ai croqué un échantillon de la barre épicée à la cayenne. Et que je suis repartie avec des barres dans mon sac à provisions! Vraiment, c’était très bon au goût. J’ai trouvé cette idée brillante et novatrice, bien que teintée d’un soupçon « d’inusité ». Bref, tous les arguments nécessaires pour me séduire. Si bien qu’après ma longue sortie de course du lendemain, j’ai craqué pour mes nouveaux protégés: j’ai mangé TOUTE une barre faite avec la farine de grillons. Je dois avouer que oui, il m’est arrivé de penser à ce que j’avalais. Mais entre deux éclats de rire, j’ai fini par penser à tous les bienfaits. Fistons et conjoint ont goûté, nullement intimidés par la matière première. Tous ont apprécié! En toute honnêteté, j’ai été rassasiée jusqu’au souper.

Attention tout de même avant de vous lancer; si vous êtes allergiques aux crustacés, vous pourriez être allergique à la farine de grillon.

Alors, bonne dégustation!

Écrit par Valerie Bilodeau